Actuellement, l’assurance-invalidité défavorise les enfants migrants en situation de handicap. En effet, les enfants et jeunes de moins de 20 ans non ressortissants de l’UE/AELE doivent être nés en Suisse ou assimilé aux enfants nés en Suisse pour pouvoir bénéficier des prestations de l’AI telles que l’allocation pour impotence, la contribution d’assistance ou les mesures de réadaptation. Même s’ils et elles bénéficient tout de même de certains services financés par le biais des subventions fédérales aux organisations d’aide privée aux personnes handicapées, les subsides étant gérés au niveau cantonal, des inégalités de traitement existent entre les cantons. Ainsi, suivant leur lieu de résidence, certains enfants vont recevoir des soutiens de base (sante, transports), alors que d’autres auront accès a des soutiens plus diversifiés tels qu’un accès a des loisirs adaptés. Cette inégalité de traitement à des conséquences néfastes, puisqu’elle péjore le processus d’intégration des ressortissants étrangers qui, établit en Suisse, mais dont l’enfant est né invalide ou est devenu invalide avant l’arrivée dans le pays, ne peuvent bénéficier pleinement des prestations de cette assurance. Cet état de fait ajoute ainsi des lourdeurs administratives pour les parents et compromet l’avenir tant professionnel que personnel de leurs enfants. 

Notre conseillère nationale a déposé une initiative parlementaire pour rétablir une égalité de traitement entre tous les enfants quelque soit leur lieu de naissance.